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Critiques d'albums, révélations, concerts et auto-promotion...

  • Charterhouse11 le 07/11/2023 à 21h21
    Marrant qu'en 2023, on fasse encore un débat Beatles/Stones. Comme quoi, c'est difficile de passer après eux.
    Team Beatles pour ma part. Pour moi, ils sont tout simplement la pierre angulaire de tout. Simplement. Leur discographie est dingue. Alors oui, on mégotera sur le début de carrière pourquoi pas, mais à partir de "Rubber Soul", c'est un sans faute total (n'êtes vous pas fous de parler comme ça d'un album aussi gigantesque que Sergent Pepper's ?). Et puis finir (d'enregistrer) sa discographie par un medley aussi fabuleux, et (oui y a Her Majesty, je sais) enregistrer comme vraies dernières paroles "and in the end, the love you take is equal to the love you make", excusez moi.
    Ca ne veut pas dire que les Stones n'ont à mes oreilles aucun intérêt, j'aime bien/beaucoup certains de leurs disques (de cette époque hein, après 1972 on peut s'en passer largement) mais j'avoue que si je devais prendre un disque de leur part, ce serait la compilation "The London Years" (absolument fabuleuse), ce qui veut dire beaucoup. Alors que pour les Beatles, je ne saurais pas quel album choisir (et je ne m'orienterais pas ni vers le rouge ni vers le bleu).

    De toutes façons, on sait que le plus fort, c'est Dylan, dont je compte 5 chefs d'oeuvre absolus chez lui : la trilogie électrique, avec une préférence pour Bringing It All Back Home (parce qu'il y a la chanson qui change tout pour lui), Blood On The Tracks et Time Out of Mind (tiens, trois périodes différentes, et ils doivent pas être nombreux à avoir fait pareil). D'ailleurs, concernant Dylan, notons que tous les Bootleg Series qui sont sortis à ce jour sont absolument passionnants (et le coffret de l'époque trilogie électrique ainsi que celui de Blood The Tracks sont des must-have). Ils en ont beaucoup sortis mais il doit rester quelques archives à publier. La profusion de chansons qu'a ce type, c'est tout bonnement exceptionnel.

  • Lucho Gonzealaise le 07/11/2023 à 21h23
    Pour juger les premiers albums des Beatles, il faut aussi prendre en compte le rythme de production qui leur était imposé. C'était quoi... deux ou trois albums par an ? Avoir réussi à sortir autant de chansons mémorables en si peu de temps, c'est absurde.

  • Pascal Amateur le 07/11/2023 à 21h55
    Pour ma part, je remonterais sans barguigner à "A Hard Day's Night" — une mélodie comme celle de "Things We Said Today" est toujours aussi scotchante. Et après des années de réflexion et d'hésitations, je crois que sur mon île, j'emporterais "Abbey Road", pour son enchaînement hallucinant dans sa seconde partie. Mais je me réserve le droit de changer d'avis tous les jours.
    D'ailleurs, malgré leurs usages de substances ravageantes, je verrais, moi, les Beatles comme une drogue douce, euphorisante, et les Stones comme une drogue dure, qui fait mal au corps. Il me faut les deux, mais l'euphorie me serait plus essentielle, sans doute.

  • Dan Lédan le 07/11/2023 à 22h28
    Commr Pascal et j'ajoute Norvegian Wood..intemporel.
    Hihi..Things we said today team"

  • Pascal Amateur le 08/11/2023 à 08h50
    Et un mystère musical résolu : lien (in English)

  • syle le 08/11/2023 à 09h35
    Ah mais ma réponse allait complètement dans ce sens, et rééquilibrait un peu les débats face à l'avalanche de fans des Beatles qui déferlait en ces pages.
    Car oui, à choisir, je préfère les Stones. Et les Kinks. Et Dylan.
    Mais sur le principe, tout le monde sera effectivement d'accord sur le fait que l'opposition Beatles / Stones n'a aucun sens.
    Certains ont souligné le fait que "All wanna be your man" a été écrit par les Beatles avant de contribuer au succès des Stones, ou que les Stones faisaient les choeurs sur "All you need is love".
    On voit aussi des Beatles et des Stones jouer ensemble au Rock and Roll Circus.
    On pourrait parler aussi des nombreuses visites des Beatles au manoir de Richards.
    Il il faut aussi savoir que même sur le plan commercial, il y avait connivence : ils se rencardaient mutuellement sur les dates de sorties d'albums et de singles pour ne pas sortir de disques en même temps et ne pas se concurrencer directement dans les bacs.
    La connivence était évidente, et le reste, c'était du folklore qui, comme tout bipartisme, profitait aux deux camps. Les Beatles ont littéralement adoubé leurs "rivaux" et ça leur a été profitable.
    Et comme le rappellent les Glimmer Twins eux-mêmes, il est indéniable que les Beatles ont ouvert la voie. Ils ont préparé le public. Sans cela, les Stones auraient-ils connu le même succès ? C'est assez peu probable.
    Reste l'aspect scénique - capital pour moi - où les Beatles ont été souvent en dessous de tout, au point de prendre très rapidement la décision d'arrêter d'essayer, sous des prétextes oiseux. Là, il n'y a pas match, et c'est le gros point noir des Fab Four pour moi. La musique, ça s'écrit, mais ça se joue aussi.

    On parlait aussi de Dylan ? Lui, c'était un ovni. Un gars qui, ado, était fan de Woodie Guthrie et écrivait "Mama you'll been on my mind", pépouze, puis partait sur les routes jouer dans des rades.
    Un mec qui, à 20 piges, devenait le boss de fin de la protest song avec un album en tungstène, et qui te levait tous les poils avec des chansons sentimentales magnifiques de maturité comme "The girl from the north country". Un mec qui achevait de devenir un symbole vivant avec "The times they are a changin'" (quelle chanson fabuleuse !)
    Un gars qui, à 22 balais, au lieu de choyer le public qui l'idolâtrait pour ce qu'il représentait, changeait complètement de voie, abandonnait la protest-song, et en symbole de rupture, envoyait "My back pages" où il dressait une critique froide et sans concession de ce qui avait fait son succès jusque là.
    Et dans la foulée, il prenait un virage électrique en sachant que ça déplaira, et adressait un gros doigt symbolique aux mécontents en les invitant à se casser.
    Niveau talent brut, précocité et indépendance, c'est très très fort.
    Il a fait ce qu'il voulait comme il voulait, toujours, parfois pour le pire, souvent pour le meilleur.
    Il a inspiré toutes les générations. Un maître.

    Et après, les Kinks ?
    Le problème des Kinks a surtout été de dépendre à 100% d'une anti-rock star fantasque, qui a attendu les années 80 avant de concéder le moindre compromis. Ray Davies a, lui aussi, fait ce qu'il voulait quand il voulait sans se soucier du reste, jusqu'au moment où Van Halen a tiré les marrons du feu avec sa reprise de You Really Got Me. Il aura fallu ça pour qu'il se décide à aller chercher sa part en cédant à l'aspect commercial du métier (mais j'ai pourtant la faiblesse d'adorer l'album Give the People What They Want, première cassette audio que j'avais achetée quand j'avais 11 ans, 6 ans après sa sortie).
    Mais les Kinks, ce sont des textes parfois extrêmement touchants ; parfois très drôles ; souvent pleins de tendresse et de douce mélancolie. C'est beau.
    Musicalement, c'est souvent très costaud (parmi ce qu'il se faisait de plus costaud pour leur époque : Sunny afternoon et Waterloo sunset en 66 et 67, ça causait), et on oublie à quel point c'était avant-gardiste. Sortir You really got me en 1964 ou Till the end of the day en 1965, c'était avoir un sacré train d'avance. Peut-être un de trop.
    J'ai toujours eu la sensation qu'ils n'avaient pas eu la reconnaissance qu'ils méritaient (idée peut-être aussi en partie influencée par le fait que ce soit le groupe qui m'ait fait m'intéresser à la musique quand j'étais minot).

  • Red Tsar le 08/11/2023 à 12h31
    C'est exactement la même chose autour de moi.
    La querelle Beatles-Stones est une querelle de personnes qui aiment à la fois les Beatles et les Stones. Les pro-Beatles n'hésit(ai)ent pas à aller voir les Stones en concert et les pro-Stones à aller voir Macca. Et personne ne se prive, quelles que soient ses préférences, d'écouter à la fois les uns et les autres.
    Pour ce que j'observe (mais je ne dis pas que mon expérience a valeur universelle), la querelle vise en fait à célébrer l'amour de la musique et le plaisir du débat, sur un sujet qui ne risque pas de briser une amitié et permet des engueulades sans gravité. Et d'ailleurs, la discussion ici prouve que ça fonctionne !
    Bon, d'accord, c'est tordu comme procédé. Mais il y a plein de formes différentes de plaisir.

  • Pascal Amateur le 08/11/2023 à 12h36
    Beatles-Stones, Indochine-Les Forbans... L'histoire de la musique est pleine de ces débats essentiels.

  • Lucho Gonzealaise le 08/11/2023 à 13h14
    Tout le monde sait que le vrai débat, c'est Chaussettes Noires contre Chats Sauvages.

  • syle le 08/11/2023 à 14h04
    Chaussettes Noires contre Chats Sauvages, c'est un peu flippant, en fait.
    Mais si on pousse jusqu'à Shmoll VS Teub Rivière, là, ça devient une boucherie.
    Shmoll, avec Basile Leroux et Jean-Michel Kajdan aux râpes, ça causait, quand même !

    Sinon, c'est exactement ce que disait Red Tsar : tout le monde sait que le débat Stones VS Beatles n'a aucun sens, mais ça fonctionne toujours car ça permet à chaque fois de se remémorer avec plaisir les perles que ces deux groupes ont concoctées.
    C'est juste un prétexte pour en parler.